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Réincarnation darwinienne : la première théorie scientifique de la réincarnation

reincarnation darwinienne

Si, comme le soutiennent de nombreux scientifiques aujourd’hui, les NDE (expériences de mort imminente) n’étaient qu’un « bug » du cerveau, des décharges neuronales aléatoires liées à la destruction du cerveau, alors pourquoi les gens qui les vivent rapportent des expériences très similaires, pourquoi elles ont tellement de sens pour eux au point de transformer leur vie ?

L’idée de départ est relativement simple : si les NDE sont majoritairement calquées sur un schéma identique, ce n’est pas pour rien. Selon la théorie de l’évolution, si un trait se répand dans une population, c’est qu’il procure un avantage évolutif. Mais quel pourrait bien être l’avantage d’un trait qui survient au moment de la mort ? personne ne va transmettre ses gènes grâce à lui. Personne, sauf si la réincarnation existe.

Brillant.

Jusqu’ici, j’ai pris soin de ne jamais parler de « surnaturel » dans ce blog, alors même que la spiritualité est souvent associée à cette thématique. J’ai une approche essentiellement naturaliste et je préfère rester réservé. Mais là, je souhaite partager ce que je considère être une pépite du web.

L’explication officielle sur les NDE est très faible. C’est pour cela que Todd Murphy, un neuroscientifique, a publié en 2001 un article dans une revue à comité de lecture, dévoilant la première et seule (à ma connaissance) théorie scientifique expliquant la réincarnation sur une base darwinienne. Ce n’est qu’une théorie, mais elle respecte les standards de la science (puisqu’elle a été publiée).

Résumé de la théorie de la réincarnation darwinienne

Les NDE suivent pour la plupart le schéma suivant :

  1. La personne sort de son corps et se voit
  2. Elle traverse le « tunnel » avec la « lumière » au bout
  3. Elle se retrouve face à « Dieu », ou ses anges, ou bien Krishan, ou le Bouddha, ou d’autres (ça dépends de la culture)
  4. Elle peut poser des questions et obtenir toutes les réponses qu’elle désire
  5. Enfin, elle est « jugée », sa vie est passée en revue

Selon Todd Murphy la première étape sert à indiquer à la conscience qu’elle est morte. La seconde lui indique qu’elle passe dans un nouveau monde. Puis, elle se retrouve face au « mâle alpha » de l’au-delà, pour lui indiquer qu’elle n’aura pas à discuter son jugement. Elle peut poser des questions pour « solder » son expérience terrestre et pour pouvoir passer à autre chose (la prochaine vie donc). Enfin, et c’est le plus important dans cette histoire, elle voit sa vie défiler, c’est le « jugement », ou elle apprend ce qu’elle a fait de « bien » ou de « mal ».

réincarnation

Quel serait le but de tout ceci selon Todd Murphy ? Eh bien, c’est simple. La vie sociale humaine étant devenue très complexe, ceux qui peuvent garder un « souvenir » des vies antérieures auront un avantage évolutif par rapport aux autres, car ils sauront déjà comment « ça fonctionne » la société humaine. Prenons exemple dans nos sociétés actuelles (ça grossit le trait et rend plus facile de comprendre) : l’enfant naît immature, il doit apprendre à marcher (alors qu’un cheval apprend en 15 minutes), puis parler, puis à lire et compter, puis à calculer, etc. Du temps qu’il arrive à l’âge adulte, il est à peine « formé ». Pensez à un ingénieur, BAC+5, 23 ans en moyenne, il sort tout juste de l’école, il ne connaît absolument rien à la vie, et pourtant, théoriquement, il peut se reproduire depuis sa puberté.

D’ailleurs (l’auteur n’en parle pas, c’est moi qui rajoute) c’est à cet âge-là que reviennent les « mémoires des vies antérieures » en principe. Mais attention, il ne s’agit pas de mémoires constituées d’images de situations vécues, mais de mémoire d’états de consciences. Comme dit le Dalaï-lama, il ne se souvient pas de ce qu’il a mangé la veille, alors vous vous doutez qu’il ne se souvient pas non plus de ce qu’il a fait dans ses vies antérieures. En effet, ce qui « reste » d’une vie à l’autre, c’est une mémoire « synthétique » de ce qui fonctionne dans la vie.

L’intérêt de tout ceci est donc de prendre des raccourcis évolutifs : quand vous vous incarnez dans telle ou telle culture et dans tel ou tel corps, vous connaissez déjà les grandes lignes. Je cite :

Le mauvais karma est SOCIAL. Le karma, nous pré-adapte au succès social dans un environnement culturel.

Ce n’est pas tellement glamour comme théorie quand on y pense, parce que au final, l’au-delà n’est pas très différent d’ici-bas, il en fait même partie intégrante selon cette théorie. Ça explique pourquoi les NDE ont cette composante culturelle (un chrétien ne va pas se retrouver devant Krishna, j’ai toujours été intrigué par ça).

Bien sûr, on est loin d’un consensus scientifique sur la question. Même si de plus en plus de chercheurs se penchent sur les questions spirituelles, cette théorie est beaucoup trop avant-gardiste pour être accueillie avec autre chose qu’un haussement d’épaule, même si elle répond aux standards de la science.

Cependant, elle me touche personnellement pour deux raisons : d’abord à cause à certains vécus « yogi » personnels, et d’autre part pour son côté réconciliation entre le « surnaturel » (je dis surnaturel entre guillemet puisque si nous trouvons une explication scientifique à un phénomène, il devient automatiquement « naturel ») et la science qui me tient à cœur (je développerai plus tard cette thématique, il est encore trop tôt).

Je trouve son pouvoir explicatif immense et l’auteur lui-même n’a fait qu’effleurer le sujet. Nous pourrions développer bien plus les ramifications de cette théorie.

Vous avez une analyse différente ? Dite le, en commentaire.

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